Sans la nommer

Dernier volet de la Trilogie des Révoltes, Sans la nommer est le fruit d’un travail en relation avec la Sécurité Sociale et l’année des 80 ans des Ordonnances.

Dans une ville que nous croyons bien connaître, sur les pavés des trottoirs qui en ont vu d’autres et qui en reverront, notre histoire sera celle d’un petit peuple qui s’invente un avenir. En 1871, à Paris quand, dans un contexte tendu, la population se scinde : une partie fuit à Versailles, tandis que l’autre, composée d’ouvrier.e.s, d’artistes et d’instituteur.ice.s se retrouve seule et prend les rênes de la capitale. Notre spectacle, festif, musical et collectif, suit les aventures d’un petit groupe n’ayant pas pu quitter la ville à temps en direction de Versailles. Cette petite société de gens de bonne condition, aussi burlesque qu’attachante se verra embarquée dans la fresque épique et populaire des 72 jours qu’aura duré la Commune de Paris. Nous les verrons se découvrir eux-mêmes à mesure qu’ils parcourent les rues, les ateliers, les assemblées, nous les entendrons chanter avec les fédérés et faire leur, l’utopie portée par cette parenthèse historique qui a marqué un tournant dans les avancées de notre pays. 

Mise en scène: Guillaume Cardineau et Romain Valembois
Texte: Romain Valembois
Musique: Jonas Thierry
Décors: Julia Renaud

Vidéo réalisée par la Sécurité Sociale Orne

« Alors qu’on nous appelle fous, qu’on nous appelle perdants, utopistes, idéalistes, anarchistes, communistes, qu’on nous appelle chiens rouges, qu’importe. Nous, on sait comment on se nomme. Et on sait pourquoi.

Et à ceux d’entre vous qui veulent partir parce qu’ils croient que tout est déjà joué, que tout est trop grand, trop fort, trop impossible à surmonter, je leur dis ceci :

N’oubliez pas que les géants tombent aussi, et qu’ils tombent souvent parce que quelqu’un de très petit, de très fatigué, de très simple, a dit non au moment exact où il fallait le dire.

Alors ce soir, marchons, marchons pour que chaque camarade qui tombe sous les balles, chaque enfant qui meurt sous les bombes, chaque soldat qui ne se relève pas soit un testament à la hauteur de notre envie d’en découdre.

Vive la Commune bon dieu, vive la Commune ! »

Romain Valembois, SANS LA NOMMER

Sans la nommer, Georges Moustaki, Arrangement : Jonas Thierry
Paris, Moondog, Arrangement : Jonas Thierry

Lèche Vitrines

L’ÂGE D’OR

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